Le libre-échange dans le ACEUM s’est érodé au cours du second mandat du président américain Donald Trump.
Dans une lettre envoyée le 6 août 2026, un groupe de 168 membres républicains du Congrès a demandé au représentant commercial de la Maison Blanche, Jamieson Greer, de « rationaliser les structures tarifaires afin de renforcer la compétitivité régionale sur le marché mondial ».
Le libre-échange dans le ACEUM
Le commerce a été entièrement libéralisé dans le cadre de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) le 1er janvier 2008, date à laquelle les derniers droits de douane et restrictions quantitatives en vigueur ont été supprimés, conformément au calendrier de démantèlement prévu par l’accord.

Après 26 ans et 6 mois d’application, l’ALENA a été remplacé par le ACEUM le 1er juillet 2020, à l’initiative de Trump, qui a supprimé les mots « libre-échange » du titre de ce traité.
« Je constate que la principale difficulté à laquelle nous sommes confrontés réside dans le fait que le gouvernement des États-Unis ne considère pas le libre-échange comme la meilleure option. En d’autres termes, on se dirige vers un système commercial organisé par les États-Unis, fondé sur des droits de douane et des règles d’origine », a déclaré Marcelo Ebrard, ministre mexicain de l’Économie, le 23 avril 2026.
Droits de douane en vigueur sur les produits mexicains
Certaines importations en provenance du Mexique vers les États-Unis sont soumises à des droits de douane à taux variables. Ceux-ci sont appliqués en vertu de l’article 232 de la loi sur l’expansion du commerce de 1962. Ils concernent les voitures, les pièces détachées automobiles, l’acier, l’aluminium et le cuivre.
En février 2026, la Cour suprême a annulé les droits de douane imposés en 2025. Suite à cela, l’administration a ouvert deux enquêtes en vertu de la section 301 de la loi sur le commerce de 1974.
Ces enquêtes portent sur des dizaines d’économies. Elles analysent les surcapacités industrielles et le recours au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement.
Le représentant commercial des États-Unis a conclu que le Mexique n’avait pas appliqué l’interdiction du travail forcé. C’est pourquoi il a imposé un droit de douane de 10 % sur les importations mexicaines. Ce droit est entré en vigueur le 24 juillet 2026. Toutefois, les marchandises conformes à l’ACEUM en sont exemptées.
Entre janvier et mai 2026, 88 % des importations du Mexique vers les États-Unis étaient conformes au ACEUM.
Commerce réglementé
L’enquête sur la surcapacité industrielle est toujours en cours. Si elle aboutit à des conclusions négatives, des droits de douane supplémentaires pourraient être imposés sur les produits mexicains.
« Nous savons donc très bien que c’est là la priorité de l’administration Trump », a ajouté M. Ebrard le même jour (…) Lorsqu’il s’agit de renouveler un accord fondé sur le libre-échange, c’est évidemment là le principal problème. Il ne s’agit pas d’un point précis, mais de deux concepts différents. »