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Droits de douane sur les exportations de maïs, pourquoi le Mexique les a-t-il appliqués?

Droits de douane sur les exportations de maïs, pourquoi le Mexique les a-t-il appliqués?Pourquoi le Mexique a-t-il appliqué un droit de douane de 50% sur les exportations de maïs blanc jusqu’au 31 décembre 2023?Les deux paragraphes suivants constituent la réponse du Mexique au gouvernement britannique dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC):L’objectif de cette mesure temporaire est de réduire la spéculation sur les prix intérieurs des produits alimentaires de base au Mexique, tels que les tortillas, qui sont largement consommées et dont le principal ingrédient est le maïs blanc. Le Mexique n’est pas un exportateur net de ce produit et, par conséquent, conformément à l’article 12.2 de l’accord de l’OMC sur l’agriculture, les dispositions de l’article 12.1(a) du même accord ne s’appliquent pas. Des informations sur la mesure introduite par le Mexique sont disponibles ici

Droits de douane sur les exportations de maïs

La question du Royaume-Uni était formulée comme suit: le Mexique pourrait-il expliquer comment il a pris en considération les effets possibles de cette mesure sur la sécurité alimentaire des membres importateurs au titre de l’article 12.1(a) de l’accord sur l’agriculture ? Le tarif temporaire à l’exportation sur le maïs blanc a été prolongé jusqu’à la fin de 2023. Auparavant, un décret présidentiel fixant cette même taxe de 50% sur les exportations mexicaines de maïs blanc (farine) était en vigueur du 16 janvier au 30 juin 2023.

États-Unis

La représentation commerciale de la Maison Blanche (USTR) a soutenu les questions posées par le Royaume-Uni à l’OMC. À cet égard, l’USTR a noté qu’il est bien établi que les taxes et les restrictions à l’exportation ont un effet exacerbant sur les prix des produits de base sur les marchés internationaux, et que les effets sont ressentis principalement par les plus pauvres et les plus nécessiteux. Le Royaume-Uni a rappelé l’importance de maintenir les marchés agricoles et alimentaires ouverts, prévisibles et transparents, et a appelé les membres de l’OMC à partager rapidement les informations pertinentes sur les mesures susceptibles de perturber le commerce agroalimentaire normal. Pour sa part, l’Union européenne a noté que, dans le contexte de l’insécurité alimentaire, les restrictions à l’exportation sont particulièrement problématiques et préjudiciables, et a exhorté le Mexique à mettre rapidement fin à sa mesure. L’UE et le Paraguay ont rappelé au Mexique son obligation de notifier ses mesures de restriction à l’exportation.