En 2016, les économies les plus compétitives au monde étaient Singapour, Hong Kong, la Suisse, Taïwan, les Émirats arabes unis, le Danemark, l’Irlande, les Pays-Bas, la Suède et les États-Unis.
Singapour arrive en tête du Classement mondial de la compétitivité 2026 de l’IMD grâce à une amélioration de l’efficacité des entreprises, de la productivité et des finances. Bien que le pays bénéficie d’une stabilité gouvernementale, des faiblesses persistent en matière d’équité sociale, de liberté de la presse, ainsi que de loyers et de prix élevés.
Hong Kong s’est hissé à la deuxième place mondiale en matière de compétitivité, porté par la solide efficacité de son administration et une politique fiscale attractive. Bien qu’elle se distingue en matière d’infrastructures de base et de finances, elle subit des pressions liées au coût élevé de la vie. De plus, elle est confrontée à la contraction de l’emploi et à des défis en matière d’équité sociale.
Les économies les plus compétitives au monde
La Suisse a reculé à la troisième place en raison d’une chute drastique des investissements internationaux, de l’emploi et d’un coût de la vie élevé. Elle conserve toutefois son leadership mondial en matière d’efficacité gouvernementale et d’infrastructures. De plus, ce classement est soutenu par un excellent système éducatif, un système de santé performant et des investissements dans la recherche.
Taïwan s’est hissé à la quatrième place grâce à sa forte croissance économique, tirée par les exportations technologiques et une infrastructure scientifique solide. Malgré sa stabilité gouvernementale, le pays est confronté à des défis liés aux tensions géopolitiques qui affectent les investissements étrangers. De plus, il doit faire face à la lenteur de sa transition énergétique.
Les Émirats arabes unis ont conservé leur cinquième place au classement mondial grâce à leur position de leader en matière d’emploi, de commerce extérieur et de compétitivité fiscale. Malgré l’essor du secteur de la construction, la productivité globale a baissé. Par ailleurs, l’inclusion professionnelle des femmes reste faible et des retards persistent en matière de liberté de la presse et d’innovation scientifique.
Le Danemark a reculé à la sixième place en raison d’un recul de ses performances économiques et de l’emploi, ainsi que d’une forte charge fiscale pesant sur les entreprises. Malgré cela, il conserve une solide deuxième place en matière d’infrastructures et d’efficacité des entreprises. Il se distingue aussi à l’échelle mondiale dans les domaines de la santé, de l’éducation et des énergies renouvelables.
Pays européens
L’Irlande a conservé la septième place. Son économie s’est hissée à la deuxième place mondiale grâce à une croissance extraordinaire du PIB, du commerce des services et des investissements étrangers. Cependant, ses infrastructures ont reculé et le pays est confronté à des pressions persistantes liées au coût élevé de la vie et aux loyers.
Les Pays-Bas ont grimpé à la huitième place grâce à la reprise du commerce, des investissements internationaux et à des infrastructures technologiques et logistiques de pointe. Bien qu’ils aient retrouvé leur efficacité gouvernementale, ils restent confrontés à des défis liés au coût élevé du logement. De plus, ils font face à une charge fiscale lourde et à une transition énergétique lente.
La Suède a chuté à la neuvième place en raison de faiblesses en matière d’emploi, du chômage des jeunes et d’une forte pression fiscale. Elle se distingue toutefois en quatrième position pour ses infrastructures grâce à son leadership en matière de durabilité environnementale, d’équité sociale, d’éducation et à une base scientifique solide.
Recherche et développement aux États-Unis
Les États-Unis ont retrouvé la dixième place, se distinguant dans les domaines de la finance et des infrastructures scientifiques grâce à leurs investissements massifs en R&D. Malgré le regain de confiance des entreprises, le pays est confronté à des risques liés au déficit budgétaire. Il fait aussi face à des politiques commerciales protectionnistes, à la détérioration des institutions et aux inégalités sociales.