Les résultats de l’opération « Limpieza » sont insuffisants pour lutter efficacement contre le piratage au Mexique, a déclaré le Représentant américain au commerce (USTR).
Toutefois, dans le classement du rapport spécial 301 de 2026, publié vendredi par l’USTR, le Mexique est passé de la liste de surveillance prioritaire à la liste de surveillance.
Résultats de l’opération « Limpieza »
L’USTR a reconnu que les autorités mexicaines ont mené plusieurs opérations de contrôle visant à faire respecter la propriété intellectuelle sur les marchés à travers tout le pays, dans le cadre de l’opération « Limpieza ». Mais elle a précisé que ces avancées ne sont pas suffisantes. Selon elle, les marchés d’El Santuario, de San Juan de Dios et de Tepito, figurant sur la Liste des marchés notoires de 2025 en matière de contrefaçon et de piratage, « continuent de prospérer ».
Bien que les mesures administratives prises à l’encontre des contrefacteurs par l’intermédiaire de l’IMPI restent efficaces, l’USTR a estimé qu’elles étaient « très limitées » en raison des coupes budgétaires. De plus, elles sont également affectées par la réduction des effectifs.
Afin de lutter contre le nombre croissant d’infractions à la propriété intellectuelle au Mexique, l’USTR a exhorté le Mexique à rétablir le financement des mesures de répression au niveau fédéral, étatique et municipal. Il a également demandé une meilleure coordination entre les fonctionnaires fédéraux et infranationaux. De même, il a appelé à traiter davantage d’affaires liées à la propriété intellectuelle. En outre, il a recommandé d’imposer des sanctions dissuasives à l’encontre des contrevenants.
Propriété intellectuelle
Les titulaires de droits ont également fait part à l’USTR de leurs préoccupations concernant la durée des procédures administratives et judiciaires pour violation de la propriété intellectuelle. Par ailleurs, ils ont signalé la persistance des infractions pendant que les affaires sont en cours.
Pour le gouvernement américain, la présentation d’une copie physique légitime du contenu piraté reste un obstacle majeur à l’application de la loi. De même, les parties prenantes continuent de soulever des problèmes liés aux demandes et aux enregistrements de marques de mauvaise foi.
Les enquêtes et les poursuites pénales pour contrefaçon de marques et piratage de droits d’auteur semblent inexistantes, puisque le Bureau du procureur général de la République (FGR) n’a pas publié de statistiques sur l’application de la loi en matière de propriété intellectuelle au cours des six dernières années.