La Chambre minière du Mexique (Camimex) a indiqué que seuls deux nouveaux projets miniers avaient été autorisés au Mexique en 2025.
Parallèlement, des progrès importants ont été réalisés concernant les autorisations nécessaires au maintien de l’exploitation des sites existants.
« Mais si nous voulons tirer parti de cette opportunité, il faut redoubler d’efforts. Il faut laisser les vieilles histoires de l’industrie minière derrière nous et nous concentrer sur l’avenir. Sinon, nous risquons de perdre, petit à petit, un levier de développement social et de revenus pour la nation qui n’a pas son pareil », a déclaré Pedro Rivero González, président de la Camimex, dans un rapport récent.
Projets miniers au Mexique
L’indice du volume physique de la production minière et métallurgique a clôturé l’année à 80,66 points. Cela représente une hausse de seulement 0,2 % par rapport à 2024.
Pour M. Rivero, ce résultat montre que la hausse de la valeur de la production était principalement liée à des facteurs de prix et non à une expansion substantielle de l’activité productive, ce qui met en évidence les défis auxquels le secteur est confronté pour accroître la production et développer de nouveaux projets miniers dans le pays.
Voici le nombre de projets miniers au Mexique à la fin de l’année 2025, selon les données de la Camimex :
- Projets miniers : 588.
- Exploration : 233.
- Production : 193.
- Développement : 16.
- Report, fermeture ou autres : 146.
Dans l’ensemble, la Camimex a estimé que l’activité minière en 2025 reflétait une stratégie d’investissement plus prudente. Celle-ci était axée sur le maintien des opérations existantes, le renforcement des normes environnementales et l’exploration d’opportunités ciblées. Cependant, cette stratégie s’est faite au détriment d’un engagement moindre dans de nouveaux projets miniers.
Emploi dans le secteur minier
Pour la troisième année consécutive, l’emploi dans le secteur minier a clôturé en baisse, avec 400 057 postes en décembre 2025. Cela représente une baisse annuelle de 4 %. Cette contraction s’explique principalement par l’épuisement des réserves dans les mines matures. D’autre part, elle est causée par l’absence de nouveaux projets miniers capables de compenser la perte d’emplois.
Malgré ce recul de l’emploi, le secteur a conservé son attractivité salariale. En effet, les rémunérations ont augmenté de 7,5 % en glissement annuel et se sont situées à 28,5 % au-dessus de la moyenne nationale.