Le Représentant commercial des États-Unis (USTR) a indiqué que les États-Unis cherchaient à simplifier les règles d’origine du ACEUM.
Un rapport présenté par Jamieson Greer, directeur de l’USTR, au Congrès américain, indique que son pays a l’opportunité de simplifier et d’optimiser les règles d’origine du secteur automobile. Cela pourrait garantir que les avantages de l’Accord T-MEC soient plus accessibles. En particulier, cela profiterait aux petites et moyennes entreprises fournisseurs.
Règles d’origine du ACEUM
Le Mexique a présenté une contre-proposition dans le cadre de la révision du T-MEC : porter la teneur en valeur régionale (CVR) de 75 % à 90 % pour les véhicules, en opposition à la proposition américaine d’exiger que 50 % de la valeur provienne des États-Unis ; l’UE a également suggéré une CVR de 82 %.

« Nous souhaitons que, même si ces règles d’origine passent à 90 %, elles restent régionales ; c’est-à-dire que l’on ne tienne pas seulement compte de ce qui est fabriqué aux États-Unis, mais aussi de ce qui est fabriqué au Mexique », a déclaré ce jeudi la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum.
Contenu nord-américain
Les règles d’origine du ACEUM pour les automobiles et les pièces détachées exigent une part spécifique de contenu nord-américain dans le véhicule final. Ceci est nécessaire pour pouvoir bénéficier de l’exonération des droits de douane.
L’ACEUM a relevé les exigences en matière de taux de contenu nord-américain (CVR) à 75 % pour les véhicules de tourisme et les camionnettes légères, contre 62,5 % dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).
De plus, certaines « pièces principales » doivent respecter des seuils élevés de CVR. Ainsi, le véhicule complet peut bénéficier de l’exonération tarifaire.
Le ACEUM exige également qu’au moins 70 % des achats d’acier et d’aluminium d’un constructeur automobile proviennent d’Amérique du Nord. Enfin, le ACEUM a introduit une nouvelle norme relative à la valeur de la main-d’œuvre (CVL). Cette norme exige qu’un pourcentage minimum des véhicules répondant aux critères de chaque constructeur soit produit par des salariés percevant un salaire moyen de 16 dollars de l’heure (ou son équivalent dans la devise étrangère applicable).
Dans l’ensemble, ces nouvelles exigences visent à encourager davantage d’investissements dans la production d’automobiles et de pièces détachées aux États-Unis et en Amérique du Nord.
Exportations de pièces détachées automobiles
L’ACEUM conserve son rôle central dans l’industrie automobile, car l’accès préférentiel accordé aux véhicules et aux pièces détachées a favorisé l’intégration de la production nord-américaine. Ses règles d’origine ont stimulé les investissements, accru la teneur régionale et favorisé l’emploi, renforçant ainsi la compétitivité du secteur en Amérique du Nord.
Près de 75 % des exportations américaines de pièces automobiles sont destinées au Canada et au Mexique. Beaucoup reviennent aux États-Unis pour y être transformées ou intégrées dans des véhicules. Les niveaux élevés de contenu américain au Canada et au Mexique illustrent les avantages de l’Accord T-MEC en matière d’intégration.