Pour que la réforme de l’OMC fonctionne, le Mexique a proposé de renforcer d’abord la gouvernance de cette organisation.
Bien que l’OMC ne fonctionne pas pleinement, c’est la seule organisation qui régit les règles du commerce entre pratiquement toutes les nations du monde. Son objectif principal est de garantir que les flux commerciaux multilatéraux circulent de la manière la plus fluide, libre et prévisible possible. Cela se fait grâce à la négociation d’accords.
Réforme de l’OMC
Lors d’une réunion de cette organisation qui s’est tenue à Genève, en Suisse, à la mi-décembre 2025, la délégation mexicaine a déclaré que la réforme de l’OMC devait être un élément central. De plus, cet élément doit guider le reste des discussions.
Selon la position mexicaine, si l’on veut une réforme qui fonctionne, la première étape consiste à renforcer la base institutionnelle. Ce n’est pas par manque d’ambition, mais parce que la réalité est brutale.
C’est là le cœur de la position mexicaine : une organisation qui ne parvient pas à prendre des décisions, qui ne respecte pas ses engagements et qui n’inspire pas confiance ne peut contribuer à faire avancer aucun dossier de fond. En effet, ce raisonnement s’impose, aussi légitime ou urgent que soit le sujet pour chacun des pays.
En d’autres termes, face à l’intensification des tensions commerciales et à la fragmentation croissante du système, renforcer la gouvernance de l’OMC et sa capacité de fonctionnement n’est pas une aspiration abstraite. Il s’agit au contraire d’une nécessité urgente.
Règlement des différends
Deuxièmement, en ce qui concerne le système de règlement des différends, la délégation mexicaine a réaffirmé que la mise en place d’un mécanisme pleinement opérationnel et prévisible, accessible à tous les membres de l’OMC, reste une priorité essentielle.
La situation politique actuelle ne permet pas, pour l’instant, de reprendre les discussions techniques de fond. Dans ces circonstances, il est essentiel de préserver les connaissances techniques accumulées et de clarifier les objectifs visés. Ainsi, une fois la réunion ministérielle (MC14) terminée, il sera possible de déterminer avec plus de précision le moment et le format appropriés pour aller de l’avant.
Position de l’USTR
Pour l’USTR, l’OMC a contribué à la domination de la Chine dans le secteur manufacturier mondial. Jamieson Greer, représentant commercial des États-Unis, a exposé cette position dans un article d’opinion publié dans le quotidien The Wall Street Journal début avril 2026.
Ses commentaires ont été formulés à son retour de la MC14, qui s’est tenue au Cameroun fin mars.
Il a minimisé l’importance de l’OMC, affirmant qu’elle « n’est pas un forum sérieux » et qu’elle « se dirige vers l’insignifiance ».