Le gouvernement britannique a donné des détails sur l’accord sur la sécurité de la chaîne d’approvisionnement entre les États-Unis et le Royaume-Uni.
Les deux nations ont convenu en 2025 des exigences de sécurité de la chaîne d’approvisionnement auxquelles doivent satisfaire les produits en acier, en aluminium et pharmaceutiques en vertu de leur accord commercial.
Sécurité de la chaîne d’approvisionnement
Selon le gouvernement britannique, ces discussions se limitent aux produits destinés à l’exportation vers les États-Unis. Elles ne s’appliquent donc pas aux biens de consommation intérieure au Royaume-Uni. Elles ne s’étendent pas non plus aux exportations vers des pays tiers.
Cette position a été exposée lors d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La réponse a été donnée en réponse à une question expresse du gouvernement chinois.
Dans le cas des produits manufacturés, certaines exportations du Royaume-Uni vers les États-Unis bénéficient de droits de douane réduits en vertu des conditions générales. C’est le cas des automobiles, qui seront soumises à un droit de douane réduit de 10 %, dans la limite d’un contingent annuel de 100 000 unités.
De même, l’acier et l’aluminium, ainsi que certains produits dérivés, ont été soumis à un contingent avec des droits de douane selon le principe de la nation la plus favorisée (NPF). Cela permet d’éviter le droit de douane de 25 % que les États-Unis appliquent actuellement aux importations en provenance du Royaume-Uni.
Section 232
Cet avantage est subordonné au respect des exigences américaines en matière de sécurité des chaînes d’approvisionnement. Il s’applique spécifiquement aux produits en acier et en aluminium destinés à l’exportation vers les États-Unis. En outre, il tient compte de la nature de la propriété des installations de production concernées.
Parallèlement, le Royaume-Uni et les États-Unis cherchent à progresser vers un accord tarifaire préférentiel pour les produits pharmaceutiques. Toutefois, cet objectif dépend des conclusions d’une enquête américaine menée au titre de la section 232, liée à la sécurité nationale. Il est également soumis au respect des exigences de sécurité de la chaîne d’approvisionnement.
Les autorités indiquent que les deux économies sont en pourparlers pour conclure un accord économique plus large. Le plan prévoit des réductions tarifaires supplémentaires, la promotion du commerce numérique, une plus grande ouverture des services et l’optimisation des chaînes d’approvisionnement.