30 Juillet 2026

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Quid pro quo dans les négociations du ACEUM : ce que demande Marcelo Ebrard

29 julio, 2026
Francés
Marcelo Ebrard speaks at a conference on the USMCA, Section 301 tariffs, and Mexico’s strategy to secure preferential treatment from the United States.
Photo: Ministry of Economy. Marcelo Ebrard outlines Mexico’s position in the USMCA renegotiations, amid tensions over Section 301 tariffs and excess capacity.

Le ministre de l’Économie, Marcelo Ebrard, a demandé aux États-Unis d’accorder un meilleur traitement au Mexique dans le cadre de l’enquête en cours sur les droits de douane au titre de la section 301 liés à la « surcapacité », en proposant un quid pro quo dans les négociations du ACEUM.

Cette offre s’inscrit dans la continuité des tactiques de négociation des deux pays : les États-Unis obtiennent la suppression des barrières non tarifaires ou la résolution des différends commerciaux et, en échange, le Mexique bénéficie d’un traitement quelque peu plus favorable dans la politique tarifaire du président Donald Trump.

Quid pro quo dans les négociations du ACEUM

Le Mexique et les États-Unis ont convenu d’organiser le quatrième cycle de négociations bilatérales sur le ACEUM aux États-Unis début septembre prochain, afin de faire avancer la révision de cet accord.

Graphique détaillant la stratégie de Marcelo Ebrard pour le ACEUM, mettant en avant le modèle « quid pro quo » et la comparaison tarifaire entre le Mexique et ses concurrents mondiaux au titre de la Section 301.
Marcelo Ebrard cherche à obtenir un traitement tarifaire préférentiel pour le Mexique vis-à-vis des États-Unis, en négociant des accords stratégiques de « contrepartie » lors des prochaines révisions bilatérales de l’accord commercial ACEUM.

« Le prochain cycle de discussions avec les États-Unis aura lieu la première semaine de septembre, ce qui nous permettra de clarifier la nature et les termes de la relation entre le Mexique et les autres pays. Car notre objectif est que la position du Mexique soit toujours privilégiée par rapport à celle de tout autre pays », a déclaré M. Ebrard.

Vendredi dernier, les États-Unis ont imposé des droits de douane compris entre 10 % et 12,5 % à 60 économies. Le Mexique a été soumis à un taux de 10 %. Ces mesures visent à lutter contre le travail forcé.

Par ailleurs, ces nouveaux droits de douane remplacent le droit global temporaire de 10 % instauré par Donald Trump. Ce droit a expiré tôt ce même vendredi.

Il convient de souligner que Trump avait fixé ce droit à titre temporaire en février. Cette décision faisait suite à l’annulation par la Cour suprême de la majeure partie de ses droits de douane globaux.

Le Mexique a toutefois été exclu de ce nouveau droit de 10 %. Cette exception s’applique uniquement aux produits conformes aux règles de l’Accord de libre-échange entre le ACEUM.

Surcapacité

Par ailleurs, les États-Unis mènent une autre enquête qui concerne également le Mexique. L’objectif est de déterminer si 16 partenaires commerciaux présentent une surcapacité structurelle et une surproduction dans les secteurs manufacturiers.

« C’est donc pour cette raison que la réunion a été programmée la première semaine de septembre, dans le but de négocier, de finaliser ou de conclure de nombreux accords avec les États-Unis. Mais nous avons désormais une vision claire de la situation des autres pays. Rappelez-vous que dans le cadre de la procédure 301, la première partie concernait 60 pays, tandis que la deuxième partie porte sur 16 pays », a ajouté M. Ebrard lors d’une conférence de presse à Mexico.

Perspectives du ACEUM

Le ACEUM est entré en vigueur le 1er juillet 2020. Sa durée initiale est de 16 ans, jusqu’en 2036. De plus, il fait l’objet d’une révision tous les six ans.

Toutefois, en l’absence de consensus lors de la révision, le traité reste en vigueur. Il expirera toutefois automatiquement en 2036 s’il n’est pas renouvelé.

En revanche, si les trois parties conviennent de le prolonger, il restera en vigueur pendant encore 16 ans. Si, au contraire, l’une des parties ne confirme pas son souhait de prolonger l’accord, un examen conjoint annuel sera effectué pendant la décennie restante.

 

Imagen cortesía de Redacción Opportimes | Opportimes