22 Juillet 2026

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L’USTR demande un ajustement des règles d’origine du ACEUM pour le secteur automobile afin d’augmenter la part de contenu nord-américain

21 julio, 2026
Francés
Several workers at an automotive plant are assembling a complex chassis on an industrial production line, with overhead machinery and visible cables in the foreground, illustrating the manufacturing process. USTR Calls for Adjustments to USMCA Automotive Rules of Origin to Increase North American Content.
Photo: General Motors. The USTR proposes adjusting the USMCA’s automotive rules of origin to promote greater North American content in the value chain and strengthen regional production, as shown on this assembly line.

L’USTR a demandé un ajustement des règles d’origine du ACEUM pour le secteur automobile. Bien que le ACEUM prévoie déjà les normes les plus strictes, l’USTR cherche à les renforcer.

Cette demande figure dans le troisième des cinq rapports qu’elle doit transmettre au Congrès concernant l’impact du ACEUM sur l’industrie automobile.

L’agence met en avant trois défis majeurs : les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, la concurrence chinoise accrue et les changements dans la politique commerciale des États-Unis.

Infographie sur le ACEUM illustrant l’augmentation de la part régionale à 75 %, les défis face à la Chine et les stratégies visant à renforcer la chaîne d’approvisionnement automobile nord-américaine en vue de la révision de 2026.
Représentation des réglementations commerciales visant à accroître la valeur régionale, à atténuer les risques liés aux fournisseurs externes et à garantir la compétitivité des véhicules électriques grâce à des exigences strictes en matière d’acier, d’aluminium et de composants électroniques stratégiques.

Selon l’USTR, la part de composants américains dans les véhicules fabriqués au Mexique et au Canada est en baisse. De plus, le déficit commercial automobile avec le Mexique reste élevé.

Règles d’origine du ACEUM

L’USTR voit dans la révision conjointe du ACEUM prévue en 2026 une opportunité. Elle cherche à encourager une plus grande part de contenu américain et nord-américain dans la chaîne de valeur.

Elle propose également d’atténuer les risques liés aux fournisseurs issus d’économies non marchandes. Cela inclut la réduction de la dépendance vis-à-vis des semi-conducteurs, des circuits imprimés et des écrans importés.

L’agence affirme que cette dépendance constitue une vulnérabilité. C’est particulièrement le cas pour les technologies émergentes : les véhicules électriques et autonomes. Il s’agit d’un risque stratégique et économique pour les constructeurs et les travailleurs nord-américains.

C’est pourquoi l’USTR suggère de modifier les règles d’origine. L’objectif : décourager la dépendance vis-à-vis des pays tiers et encourager la production en Amérique du Nord.

Acier et aluminium

Le ACEUM a déjà fait passer la teneur en valeur régionale (CVR) de 62,5 % à 75 %. Il a également ajouté des exigences d’achat régional pour les pièces essentielles, l’acier et l’aluminium, ainsi qu’une nouvelle disposition relative à la main-d’œuvre.

En 2025, le gouvernement américain a appliqué des droits de douane sur les véhicules et leurs composants pour des raisons de sécurité nationale (section 232). Il a également imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.

Les marchandises qui respectent les règles d’origine de l’ACEUM bénéficient d’exonérations partielles ; les composants non américains restent soumis à des droits de douane.

Contenu nord-américain

L’USTR propose d’ajuster les règles d’origine de l’ACEUM pour les produits manufacturés non automobiles, afin que les retombées commerciales profitent aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Cette initiative vise en priorité à renforcer les normes, à harmoniser les certificats et à réduire la dépendance vis-à-vis de l’étranger dans des secteurs critiques tels que l’électronique et les machines.

En 2025, les exportations mexicaines non automobiles ont atteint 382 489 millions de dollars, soit une hausse de 16,1 % sur l’année et 63,3 % du total. Les analystes et les experts appellent à moderniser les douanes et à normaliser les certificats d’origine afin d’augmenter la part nord-américaine et de limiter les importations clés en provenance de Chine.

 

Imagen cortesía de Redacción Opportimes | Opportimes