Le commerce du colza a un impact majeur sur les exportations canadiennes et l’économie américaine, selon le Conseil canadien du colza (CCC).
Pour rappel, le CCC est l’organisation nationale représentant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie canadienne du colza ; il regroupe environ 40 000 agriculteurs producteurs de colza, ainsi que des transformateurs, des exportateurs et des développeurs de technologies.
Commerce du colza
Le Canada s’est classé premier exportateur de colza en 2025, avec 3 800 millions de dollars. Venaient ensuite l’Australie (2 800 millions), la Roumanie (1 400 millions) et la France (1 100 millions).

À l’échelle mondiale, cette matière première se distingue par son rendement élevé. Elle est transformée à grande échelle pour produire de l’huile alimentaire et du biodiesel écologique. Les résidus d’extraction permettent de fabriquer de la farine protéinée destinée à l’alimentation animale et des lubrifiants industriels.
En 2025, les exportations canadiennes de colza se sont principalement dirigées vers la Chine, pour un montant de 1 100 millions de dollars. Parmi les autres destinations importantes figuraient : le Japon (893 millions), le Mexique (506 millions), la France (291 millions) et les Émirats arabes unis (201 millions).
Voici l’évolution des exportations canadiennes de colza vers le monde entier, en dollars américains :
- 2018 : 4 500.
- 2019 : 3 200.
- 2020 : 4 700.
- 2021 : 5 100.
- 2022 : 4 400.
- 2023 : 4 500.
- 2024 : 4 300.
- 2025 : 3 800.
Droits de douane
Selon le CCC, le colza cultivé au Canada, ses produits dérivés et les activités qui y sont associées génèrent chaque année environ 11 200 millions de dollars d’activité économique aux États-Unis.
La chaîne de valeur du colza canadien soutient, directement et indirectement, 22 000 emplois équivalents temps plein aux États-Unis et génère 1 200 millions de dollars de salaires pour les travailleurs américains chaque année.
Ce partenariat étroitement intégré génère également des gains de productivité et d’efficacité pour les chaînes d’approvisionnement nord-américaines et l’industrie américaine.
En outre, le CCC a fait valoir que l’Accord entre le Mexique, les États-Unis et le Canada (ACEUM) offre des économies quantifiables aux consommateurs et aux familles américaines, en réduisant le coût annuel des denrées alimentaires pour un ménage américain moyen de 700 dollars, ce qui équivaut à environ 7 % de son budget total consacré à l’alimentation.
L’USTR mène des enquêtes sur le recours au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales afin d’identifier les violations des droits du travail, d’appliquer des sanctions commerciales, de restreindre les importations contraires à l’éthique et de garantir un commerce international équitable et inclusif.
C’est pourquoi le CCC a averti le Représentant commercial des États-Unis (USTR) que les droits de douane prévus par la section 301 sur les produits conformes à l’ACEUM, y compris le colza et ses dérivés, perturberaient ces chaînes d’approvisionnement et pourraient entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires aux États-Unis.