8 Juillet 2026

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Les 10 premières économies mondiales en matière d’IDE en 2025

8 julio, 2026
Francés
World map highlighting the top 10 economies in terms of FDI in 2025, featuring the United States, Singapore, Hong Kong, China, Brazil, the United Kingdom, Germany, Canada, the United Arab Emirates, and Mexico.
Photo: Pixabay. World map showing the leading FDI recipient economies in 2025, according to UNCTAD.

Les États-Unis sont restés en tête du classement des principales économies mondiales en matière d’IDE en 2025, avec 270 000 millions de dollars, a indiqué mardi la CNUCED.

Viennent ensuite Singapour, Hong Kong, la Chine, le Brésil, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada, les Émirats arabes unis et le Mexique.

Les principales économies mondiales en matière d’IDE

Les États-Unis ont dominé les flux mondiaux d’IDE avec 277 milliards de dollars, portés par des mégaprojets dans les secteurs de l’industrie manufacturière stratégique et des infrastructures numériques. Leur hégémonie repose sur des politiques industrielles actives qui favorisent les investissements dans les technologies de pointe afin de garantir leur sécurité économique.

En Asie, Singapour s’est consolidé à la deuxième place avec 151 milliards de dollars, réaffirmant son rôle de pôle régional pour les entreprises. Sa valeur ajoutée réside dans le fait qu’il offre un pôle financier et logistique stable, essentiel aux flux de capitaux transfrontaliers.

Fabrication de pointe

De son côté, Hong Kong (Chine) a attiré 116 milliards de dollars, conservant ainsi son statut de porte d’entrée financière vers l’Asie de l’Est. Sur le plan stratégique, la ville reste le centre de gestion de capitaux privilégié par les multinationales pour se connecter aux marchés régionaux.

À l’inverse, la Chine a reçu 105 000 millions de dollars, ce qui témoigne d’une transition délibérée de la quantité vers la qualité. Ses flux se concentrent désormais stratégiquement sur des secteurs à forte valeur ajoutée, tels que la recherche scientifique et l’industrie manufacturière de pointe.

En Amérique latine, le Brésil s’est distingué avec 77 000 millions de dollars, porté par l’essor des énergies renouvelables et des ressources naturelles. Le pays se positionne comme une destination clé pour les grands projets d’infrastructures numériques dans l’hémisphère sud.

De son côté, le Royaume-Uni a gagné des places avec 75 000 millions de dollars, grâce à une intense activité en matière de fusions et acquisitions. Son marché agit comme un pôle d’attraction stratégique alliant une forte consommation intérieure à une place financière mondiale.

Minéraux critiques

Dans la lignée de cette tendance, l’Allemagne a enregistré une forte hausse de 74 milliards de dollars grâce à des acquisitions industrielles à grande échelle. Son attrait renouvelé souligne la confiance des investisseurs dans la compétitivité de son écosystème de fabrication de pointe.

Du côté nord-américain, le Canada a maintenu des flux stables de 67 milliards de dollars orientés vers l’énergie et les minéraux critiques. Sur le plan stratégique, il s’impose comme un maillon essentiel et sûr au sein des chaînes d’approvisionnement intégrées de l’Amérique du Nord.

Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont attiré 48 000 millions de dollars grâce à leur ambitieuse stratégie de diversification énergétique. Le pays se positionne comme un corridor logistique et technologique essentiel reliant les marchés d’Asie, d’Europe et d’Afrique.

Enfin, le Mexique clôture le top 10 avec 41 000 millions de dollars, tirant parti de la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement via le nearshoring. Son intégration stratégique dans les réseaux de production nord-américains garantit une croissance soutenue dans les services et l’industrie manufacturière d’exportation.

Semi-conducteurs et intelligence artificielle

Selon la CNUCED, les capitaux mondiaux se concentrent aujourd’hui sur des secteurs stratégiques tels que les semi-conducteurs et l’intelligence artificielle. Ces flux ne visent plus seulement l’efficacité, mais aussi la sécurité économique et le leadership technologique. La concurrence entre les grandes puissances redéfinit les investissements par le biais de subventions massives et de contrôles stratégiques.

La reconfiguration des chaînes d’approvisionnement suit des lignes géopolitiques et régionales, privilégiant la résilience au détriment des coûts. Alors que les économies avancées attirent des mégaprojets, les pays pauvres sont marginalisés. Cette fragmentation affaiblit la coopération internationale et menace un développement mondial équitable.

 

Imagen cortesía de Redacción Opportimes | Opportimes