31 Mai 2026

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Enquête d’office sur la contrefaçon aux douanes : l’USCC en demande davantage à l’ANAM

30 mayo, 2026
Francés
Customs Piracy Investigation
Photo: Government of Mexico.

La Chambre de commerce des États-Unis (USCC) a demandé à l’Agence nationale des douanes du Mexique (ANAM) d’obtenir de meilleurs résultats dans le cadre de l’enquête d’office sur la contrefaçon menée aux douanes.

Entre janvier et décembre 2025, les opérations de commerce extérieur au Mexique ont totalisé 21 431 945, soit une baisse annuelle de 2,3 %. Ce volume se répartissait comme suit :

  • Exportations : 9 563 486 opérations (-0,5 %).
  • Importations : 11 868 459 opérations (-3,8 %).

Enquête d’office sur la contrefaçon aux douanes

Les douanes constituent la principale source de recettes fiscales au Mexique. En 2025, les recettes en flux de trésorerie provenant des opérations de commerce extérieur se sont élevées à 1 449 461,4 millions de pesos. Ce montant  représente une croissance interannuelle de 15,5 % en termes réels.

Enquête d'office sur la contrefaçon aux douanes : l'USCC en demande davantage à l'ANAM

Les douanes mexicaines connaissent actuellement des changements liés à la numérisation des processus, à la traçabilité des expéditions en temps réel et à la coresponsabilité des agents des douanes dans les opérations de commerce extérieur.

Le Mexique est depuis longtemps confronté à des défis dans la lutte contre le commerce illicite et la contrefaçon de produits. 

La loi douanière actuelle ne confère aux autorités que le pouvoir d’engager des poursuites, sans leur permettre de saisir ou de détruire les articles qui enfreignent les droits de propriété intellectuelle. 

Tout envoi suspect nécessite un mandat du Bureau du procureur général de la République pour pouvoir être inspecté et saisi. 

Si les procédures administratives peuvent s’avérer utiles pour identifier les contrevenants connus, elles sont, selon l’USCC, coûteuses et prennent beaucoup de temps. 

Par conséquent, les titulaires de droits font de plus en plus appel à l’Unité spécialisée du Bureau du procureur général de la République pour engager des poursuites pénales. 

Cependant, les coupes budgétaires ont réduit l’efficacité de cette unité pour mener des perquisitions et des saisies. 

ACEUM et propriété intellectuelle

Malgré les directives du ACEUM, le cadre juridique mexicain actuel ne prévoit pas de mécanismes clairs permettant aux autorités frontalières d’agir d’office contre les marchandises qui enfreignent les droits de propriété intellectuelle. Ni la loi fédérale sur la protection de la propriété industrielle (LFPPI) ni la loi douanière ne confèrent de pouvoirs sans équivoque à cette fin.

Le rôle de l’ANAM et de l’IMPI face au piratage

Actuellement, la charge des saisies repose sur l’IMPI (Institut mexicain de la propriété industrielle). En vertu de la législation en vigueur, les agents des douanes n’agissent qu’à titre auxiliaire des décisions de l’Institut.

De son côté, l’ANAM se heurte à de sérieux obstacles pour exercer une véritable autorité d’office. Dans la pratique, l’agence est souvent contrainte de notifier d’autres entités gouvernementales avant de rendre des décisions définitives sur les cas d’infraction.

Réformes douanières et commerce électronique

Face à cette situation, l’USCC a exhorté le gouvernement américain à collaborer avec le Mexique afin de renforcer l’application du chapitre 20 de l’Accord sur le commerce libre entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (ACEUM).

De même, l’organisme a appelé les législateurs mexicains à promouvoir des réformes visant à lutter contre la contrefaçon. L’objectif est de donner aux douanes le pouvoir de saisir et de détruire les marchandises contrefaites de manière indépendante, ce qui permettra de lutter plus efficacement contre la contrebande dans les petits colis et l’essor des ventes en ligne de produits contrefaits.

 

Imagen cortesía de Redacción Opportimes | Opportimes