La modification des droits de douane dans le cadre des Prosec au Mexique fait suite à la pression exercée par le gouvernement américain. Cette mesure coercitive vise à ne pas favoriser les importations vers l’Amérique du Nord, notamment en provenance d’Asie.
Le 23 avril 2026, la présidence mexicaine a publié un décret imposant des droits de douane compris entre 5 % et 35 % sur l’importation de marchandises relevant de 185 positions tarifaires. Cette mesure concerne notamment des secteurs clés tels que la chimie, le textile, la sidérurgie (acier et aluminium), l’automobile (pièces détachées) et les biens de consommation (meubles et vélos). En outre, cet ajustement vise à protéger l’industrie nationale. Il vise aussi à atténuer les distorsions sur le marché local. Enfin, il vise à renforcer les chaînes d’approvisionnement régionales dans le contexte de la concurrence mondiale.
Cette hausse tarifaire s’applique aux pays avec lesquels le Mexique n’a pas conclu d’accords commerciaux.
Modification des droits de douane dans les Prosec
La position officielle justifie cette augmentation tarifaire comme un mécanisme de défense commerciale. Son objectif est de rétablir l’équité sur le marché face à des pratiques mondiales qui faussent le commerce, protégeant ainsi les secteurs nationaux les plus vulnérables. En fin de compte, cette mesure vise à stimuler l’investissement dans l’industrie locale et à dynamiser le marché intérieur.
Selon le cabinet de conseil Ansley, ces nouvelles mesures s’inscrivent dans la volonté du gouvernement mexicain de remplacer les importations. Elles visent également à accroître la part des composants nationaux dans les chaînes de production mexicaines.
De même, les droits de douane ont été réduits sur certains intrants spécifiques à certaines industries.
La publication intègre également des modifications à l’article 5 du décret Prosec. Elle inclut 11 positions tarifaires du secteur sidérurgique exonérées de droits de douane. Parmi celles-ci, 5 comportent des restrictions spécifiques pour certains produits auxquels cela ne s'applique pas. Ceci concerne le Prosec des appareils électriques et électroniques ainsi que l’industrie automobile et des pièces détachées.
Conformément à la loi de mise en œuvre de l’ACEI, Jamieson Greer, responsable de l’USTR, a présenté un rapport à la commission des ressources et des impôts de la Chambre des représentants. Il a également présenté un autre rapport à la commission des finances du Sénat les 16 et 17 décembre, respectivement, sur le fonctionnement de l’ACEI, en vue de la révision conjointe du 1er juillet 2026.
À cette occasion, M. Greer a affirmé que la révision conjointe de l’Accord T-MEC dépendra de la résolution satisfaisante d’une liste non exhaustive de problèmes concernant le Mexique. Cette liste comprenait « les politiques mexicaines qui favorisent l’utilisation de contenus provenant de pays tiers et érodent les chaînes d’approvisionnement américaines ».
Inquiétudes concernant la Chine
Les préoccupations économiques et de sécurité nationale liées à la Chine, associées à la pénurie de matières premières pendant la crise du Covid-19, ont mis en lumière la dépendance des États-Unis vis-à-vis de l’étranger en matière de production manufacturière. Ce contexte a mis en évidence les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement mondiales. Par ailleurs, il a ouvert le débat sur le leadership technologique et la compétitivité industrielle du pays.
En réponse, l’administration du président Donald Trump a réorienté sa politique industrielle vers le reshoring (relocalisation). Afin de relancer la capacité de production, l’investissement privé et l’emploi national, le gouvernement a mis en place des droits de douane stratégiques, des incitations fiscales, une déréglementation sectorielle et une pression directe sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.