L’IMPI et l’ANAM encouragent la protection de la propriété intellectuelle dans le commerce extérieur
Le gouvernement fédéral mexicain, par l’intermédiaire de l’IMPI et de l’ANAM, a signé un accord. Cet accord vise à renforcer la protection des droits de propriété intellectuelle dans les opérations de commerce extérieur.
En 2025, le commerce extérieur mexicain de produits s’est élevé à 1 328,903 milliards de dollars, selon les données de l’Inegi.
Sur ce total, 664,837 milliards de dollars correspondaient aux exportations, soit une hausse de 7,6 % par rapport à l’année précédente. Les importations ont représenté les 664,066 milliards de dollars restants, soit une augmentation de 4,4 %.
IMPI et ANAM
Le directeur de l’ANAM, Rafael Fernando Marín Mollinedo, et le directeur de l’IMPI, Santiago Nieto Castillo, ont signé l’accord. En outre, la coordination et la collaboration entre les deux organismes comprennent des actions conjointes de prévention et de détection. Ces actions incluent également la lutte contre les comportements illicites.
Cet accord s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement 2025-2030. Il renforce la surveillance aux points stratégiques du pays. De plus, il contribue à un environnement plus sûr, plus fiable et plus compétitif pour l’investissement et le développement économique.
Les deux institutions mettront en place des mécanismes d’échange d’informations pour l’exercice de leurs compétences. Elles mettront également en œuvre des dispositifs de coordination permettant d’identifier les marchandises qui enfreignent les droits de propriété intellectuelle.
L’IMPI et l’ANAM mettront en place des programmes de formation spécialisée destinés au personnel douanier. Ces programmes seront dispensés par le personnel technique de l’IMPI. L’objectif est ainsi de renforcer les capacités de détection et d’analyse dans ce domaine.
Dans le cadre de cette initiative, un groupe de travail sera constitué afin d’assurer le suivi des actions conjointes. Cela permettra d’harmoniser les critères d’intervention et de contribuer à l’élaboration de stratégies visant à prévenir et à lutter contre d’éventuelles infractions.
Rapport spécial 301
Nieto Castillo a indiqué que cet accord revêt une importance particulière dans le contexte de la révision de l’Accord entre le Mexique, les États-Unis et le Canada (T-MEC). De plus, il est important en vue de la prochaine publication du Rapport spécial 301, élaboré par l’USTR.
En ce qui concerne les indications géographiques (IG), dans le dernier rapport spécial 301, les États-Unis exhortent le Mexique à garantir la transparence et le respect des procédures régulières dans la protection des IG. En outre, ils demandent de veiller à ce que l’octroi de la protection des IG ne prive pas les parties intéressées de la possibilité d’utiliser des noms communs. Cela est particulièrement important en ce qui concerne la protection accordée en vertu d’accords commerciaux.
En 2024, la Cour suprême de justice du Mexique a confirmé la constitutionnalité de la législation mexicaine mettant en œuvre l’Accord sur le commerce et l’investissement entre les États-Unis et le Mexique (ACEUM) en matière de droits d’auteur. Plus précisément, elle a confirmé les dispositions relatives aux sanctions pénales en cas de contournement des mesures techniques de protection (MTP) et aux procédures de notification et de retrait.
Toutefois, selon l’USTR, rien n’indique que les autorités mexicaines appliquent les dispositions pénalisant le contournement des MPT. De plus, elles n’appliquent pas les règles établissant une procédure de notification et de retrait à l’initiative des titulaires de droits (c’est-à-dire non engagée par l’IMPI).
Produits piratés
De plus, les conditions requises pour les poursuites pénales, notamment la démonstration d’un « avantage économique direct » et la présentation d’une copie physique légitime du contenu piraté, restent des obstacles importants à l’application de la loi.
En matière d’application de la loi, l’IMPI a coordonné ses efforts avec la police fédérale et locale pour saisir des marchandises illégales et lutter contre le piratage dans plusieurs États du Mexique, dans le cadre d’une stratégie baptisée « Opération Nettoyage ».
Les autorités mexicaines se sont concentrées sur les produits contrefaits provenant principalement de Chine. Cependant, malgré ces efforts, la présence de produits piratés et contrefaits sur les marchés mexicains reste préoccupante.