27 Février 2026

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Importations d’ordinateurs chinois : les États-Unis réduisent leurs achats de 70 %

26 febrero, 2026
Francés
Imports of Chinese computers: The United States reduces its purchases by 70%
Photo: Pixabay.

Les États-Unis ont réduit leurs importations d’ordinateurs chinois de 70 % en 2025, pour atteindre 10,839 milliards de dollars. 

Cet ajustement reconfigure le commerce extérieur du secteur technologique. Le Mexique s’est positionné comme le principal fournisseur, dans un contexte marqué par le nearshoring, le renforcement des hubs asiatiques, la différenciation des droits de douane et la redéfinition des chaînes d’approvisionnement.

Importations d’ordinateurs chinois

La Chine avait atteint un niveau record en 2021, avec des exportations d’ordinateurs vers les États-Unis s’élevant à 61,330 milliards de dollars. Cependant, elle a accumulé quatre années consécutives de baisse en glissement annuel. En 2025, elle est tombée à la cinquième place en tant que fournisseur du marché américain, reflétant les changements structurels dans la politique commerciale et la stratégie des entreprises.

En revanche, le Mexique était en tête avec 89,913 milliards de dollars, suivi de Taïwan (85,498 milliards), du Vietnam (33,760 milliards) et de la Thaïlande (20,814 milliards), selon les statistiques du département du Commerce. Le classement comprend les machines automatiques de traitement de données, les lecteurs magnétiques et les périphériques, entre autres biens.

Les importations totales américaines de ces biens ont atteint 251 026 millions de dollars en 2025, soit une augmentation de 79 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance s’explique par l’expansion des centres de données, l’intelligence artificielle et la rénovation des infrastructures numériques des entreprises.

L’intelligence artificielle et les centres de données stimulent la demande

L’essor des projets d’intelligence artificielle a généré d’importants investissements dans des serveurs et des systèmes à haute performance. Les entreprises technologiques ont augmenté leurs capacités de formation et d’inférence. Ce cycle d’investissement a renforcé la demande extérieure, augmentant les flux commerciaux dans le cadre de programmes d’intégration régionale et de diversification productive.

De même, l’anticipation d’éventuels droits de douane supplémentaires et contrôles à l’exportation a encouragé les achats anticipés. La politique commerciale américaine, combinée aux tensions géopolitiques, a accéléré les décisions d’approvisionnement et favorisé la relocalisation partielle des processus de fabrication vers l’Amérique du Nord.

Le Mexique tire parti du nearshoring et de l’ACEUM

Selon la Banque du Mexique, le nearshoring a catalysé la relocalisation des chaînes d’assemblage d’Asie vers le territoire mexicain. L’Accord entre le Mexique, les États-Unis et le Canada (ACEUM) a apporté une sécurité juridique, des règles d’origine claires et des avantages tarifaires par rapport aux concurrents asiatiques.

Le Mexique a consolidé son intégration dans les chaînes d’approvisionnement régionales, avec un contenu nord-américain plus important. La proximité logistique, les délais de livraison plus courts et la capacité installée ont renforcé son profil d’exportateur. Cette performance est également liée à l’augmentation des flux d’investissements directs étrangers dans la fabrication électronique.

En décembre 2025, les États-Unis ont appliqué un droit de douane de 0,2 % sur les ordinateurs provenant du Mexique, contre 12,1 % pour les produits chinois. L’écart tarifaire accentue la redistribution du commerce extérieur et redéfinit les incitations commerciales.

Implications stratégiques pour les entreprises et les autorités

Le déplacement de la Chine soulève des questions opérationnelles : comment les droits de douane vont-ils évoluer ? Le nearshoring va-t-il s’imposer comme une stratégie structurelle ? Quels risques persistent dans les chaînes d’approvisionnement dépendantes des composants asiatiques ?

Des organismes tels que l’Organisation mondiale du commerce montrent que la fragmentation géoéconomique tend à augmenter les coûts, mais aussi à créer des pôles régionaux de fabrication de pointe. 

 

Imagen cortesía de Redacción Opportimes | Opportimes